Michel de Villers

Michel de Villers de Montaugé, né à Villeneuve sur Lot en 1926 et mort en 1992.

 Il commence l’étude du saxophone à l’âge de 14 ans. Peu de temps après, en 1943, il démarre sa carrière professionnelle au saxo ténor puis à l’alto. En 1946, lorsque Django revient d’Angleterre et qu’on lui propose la direction du Rodéo Club, il constitue un groupe avec les anciens, Eugène Vées, André Jourdan, un nouveau pianiste qu’il a repéré au Tournoi des amateurs, Eddie Bernard et à la clarinette et saxophone alto Michel de Villers (qui trainait lui aussi autour du Hot Club et que Django a rencontré lors d’une jam à Pigalle). Django et les « p’tits jeunes » partiront ensemble en tournée en Suisse en 1946, enregistreront en 1946 et 1947. de Villers fera partie de l’orchestre de Django au Boeuf sur le toit. Puis leur collaboration s’arrêtera là.

Michel de Villers fera dans les années 50-60 partie des meilleurs groupes de jazz français avec André Persianny, Géo Daly, Jean-Claude Fohrenbach, Guy Laffite, Jack Diéval. En 1947, le batteur de son groupe est Jean-Baptiste Mac Kac Reilles (qui jouera sur Manouche Partie de Privat). Il est également recruté par les Américains de passage à Paris: Buck Clayton, Lucky Thompson, Bill Coleman. Il fera d’ailleurs un voyage aux USA quelques années plus tard. Vers la fin des années 50, il se met au saxophone baryton. Sur le site de l’INA, on peut le voir jouer avec l’orchestre d’André Persiany en 60 et 61 ainsi que pour le festival de jazz de 1958 à Cannes avec Don Byas. Il collabore aussi aux revues du jazz moderne: la Gazette du jazz, Jazz Hot…

Dans les années 70, il diversifie ses activités en réalisant des feuilletons radiophoniques, produisant des émissions, signant des paroles de chansons.

Au début des années 80, il reprend une carrière musicale qu’il avait laissé un peu en suspens en créant un atelier avec le batteur Christian Garros, en tournant avec Roger Guérin et Pierre Michelot puis en enregistrant un disque en duo avec le guitariste Marc Fosset.

Les enregistrements de Michel de Villers étant facilement trouvables, je vous laisse fouiller par vous-même.

Django par de Villers

  • Un jour, au Boeuf sur le Toit, j’avais composé une sorte de slow. En arrivant, j’ai dit à Django : « j’ai composé un truc ». Il m’a dit « joue-le! » Il a pris sa guitare et il m’a accompagné d’un bout à l’autre comme s’il avait lu une partition. Puis il m’a dit : « c’est pas mal, mais tu vois, à cet endroit là, ce n’est pas cet accord, c’est celui là ». Rien qu’en m’accompagnant, il avait pensé aux accords. Il n’avait pas besoin d’écrire la musique.

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