Maurice Meunier

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Né le 3 octobre 1925 à Paris, décédé en 1990.

La musique le prend vers 1941, il a 16 ans. Après avoir entendu Dany Kane, il choisit d’apprendre l’harmonica chromatique. Un jour, ses copains d’école (il étudie l’électricité industrielle) l’emmènent au Hot Club. Il est séduit et participe alors à toutes les manifestations du Club (écoutes collectives, jam sessions, concerts et Tournoi des amateurs). Il se fait remarquer au tournoi des amateurs du Hot Club en 1942-1943 en tant qu’harmoniciste. Il se représente ensuite au tournoi avec de Villers et Paul Vernon Des notes de CD indiquent un enregistrement de Daphné en 1941 avec Jean Bonal, ce qui est sans doute une erreur. En 1947, Meunier est probablement encore un débutant, mais sûrement pas autant que les biographes de Django le prétendent en affirmant qu’il ne sait jouer que dans une tonalité (Fa). La preuve étant que dans le numéro de juillet-août 1947 de Jazz Hot, on lit que l’espoir: Maurice Meunier « a fait ses débuts professionnels avec Francis Charpin, puis a joué avec Michel de Villers, Léo Chauliac, Pierre Spiers et remplaça notamment Noel Chiboust, au Schubert ». De plus en avril 1948, on peut lire dans Jazz Hot que Claude Pallier, clarinettiste, a débuté il y a deux ans guidé et conseillé par l’excellent professionnel Maurice Meunier.
En juillet 1947, Django est appelé pour une tournée en Allemagne. Il pense engager Rostaing mais celui-ci est occupé par d’autres projets. Soudieux, le fidèle bassiste, propose à Django d’engager Maurice Meunier. Django aime jouer avec des débutants (s’ils jouent bien évidemment) ainsi que le prouvent ses collaborations avec Rostaing, Levecque etc. La tournée en Allemagne ne se passe pas bien : problèmes d’amplification, public de soldats saoûls peu préoccupés par la musique… Mais cette tournée sera l’occasion de créer de nouveaux titres (What Kind of Friend, Diminushing) et permettra à Django d’apprécier le jeu de Meunier. Ils joueront ensuite ensemble au mois d’août pour l’émission Surprise Partie de la radio-diffusion française.

Si leur collaboration s’arrête là, la carrière de Meunier n’est pas du tout finie. Il fera partie de la crème du jazz français des années 50. En septembre 1948, est crée le cabaret de la Rose Rouge avec un orchestre résident composé de Michel de Villers au sax, Roger Guérin à la trompette, Bernard Planchenault à la batterie et Meunier à la clarinette. Benny Goodman apprécia la délicatesse du jeu de Meunier et aimait s’arrêter à la Rose Rouge lors de ses escales parisiennes. Ses amis et collaborateurs réguliers sont Géo Daly (pianiste et vibraphoniste), Michel de Villers (sax baryton). En 1950, il enregistre sous son nom et anime les nuits du Schubert (où Charlie Parker vient boeuffer lors de son passage à Paris). En 1954 il enregistre un disque de compositions de Django avec Jean Bonal. En 1955, on peut l’entendre derrière Crolla, Lionel Hampton, Geo Daly et en live avec son propre orchestre (Raymond Fol, MacKac Reilles et Pierre Michelot) au Club St Germain. Durant ces années, il est considéré comme un des meilleurs clarinettistes modernes français. En 1956, il est même élu meilleur clarinettiste par 85 confrères. On perd sa trace  dans les années 70, années difficiles pour le jazz. Mais on sait qu’il continue à jouer puisqu’on le retrouve en 1984 avec de Villers & Co, en 1986 avec Michel Gaudry et Louis Stewart, guitariste irlandais à jouer du jazz. Il enregistre un dernier disque en compagnie de ses amis, For you forever.

 

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