Ladislas Czabanyck

Encore une fois, assez peu d’informations sont disponibles au sujet de ce bassiste. Il est probablement né aux alentours des années 30 au vu de son allure juvénile sur les photos. L’orthographe de son nom varie selon les étiquettes (Czabanick ou Czabanyck). Son prénom est parfois Stanislas au lieu de Ladislas.

Les premiers enregistrements de Czabanyck datent de 1946 lorsqu’il faisait partie de l’orchestre d’Hubert Rostaing (avec pas mal de collaborateurs de Django: Rostaing évidemment, Jack Diéval, Arthur Motta, Lucien Gallopain…).

Lorsqu’Eddie Barclay propose à Django une session pour le label Blue Star le 6 juillet 1947, Django fait appel à d’anciens membres du Quintette nouvelle formule: Rostaing à la clarinette, Joseph à la guitare, André Jourdan à la batterie. On peut supposer qu’il a aussi fait appel à son bassiste favori: Emmanuel Soudieux. Mais celui-ci ne devait pas être disponible ce jour-là et, probablement sur suggestion de Rostaing (qui s’était déjà chargé de l’organisation de la séance du 21 mai), Ladislas Czabanyck fut recruté. Le son de cette session est bien plus équilibré que les autres enregistrements du Quintette avec clarinette et on peut vraiment apprécier le jeu de Czabanyck.

Mais malgré les qualités du jeune Ladislas, Django préfèrera faire appel à Soudieux pour la deuxième séance chez Blue Star, le 18 juillet. Django et Ladislas se croiseront de nouveau en 1950 à l’occasion d’une émission pour Radio Luxembourg avec l’orchestre de Jacques Hélian.

Czabanyck a rejoint l’orchestre de Jacques Hélian en 1949. Il y cotoie Gérard Lévecque qui y tient la clarinette et écrit les arrangements. Il restera dans cet orchestre jusqu’en 1954. On peut noter que André Jourdan (pour une courte période, en 1955) et Marcel Bianchi (qui y rencontrera sa femme) joueront également dans ce même orchestre. En 1954, Czabanyck est présenté dans le magazine Jazz Hot comme l’inventeur de la basse électrique. Même si c’est évidemment une exagération, Ladislas, musicien curieux et bricoleur qui s’est intéressé aux travaux de Fender ainsi qu’aux problèmes d’amplification de la contrebasse, a apparemment bien crée sa propre basse (avec laquelle il a enregistré dans les années 50, selon ses collègues de chez Hélian). D’après la légende, on peut voir cette basse électrique sur une photo ci-dessous. Cependant, le musicien qui tient cette basse ne ressemble pas beaucoup au L. Czabanyck des autres photos.

Dans les annes 50, il accompagne des chanteurs/chanteuses de variétés pour Pathé Marconi. On perd ensuite sa trace. Peut-être a-t-il, comme Bianchi, terminé sa carrière dans les orchestres de casinos, paquebots de luxe…

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