Lucien Simoëns

Né dans le Pas de Calais. Je n’ai pas d’informations exactes mais étant donné les dates de ses premiers engagements, on peut supposer qu’il est né aux alentours de 1914-1915.

Lucien Simoëns commence la musique à 10 ans en jouant de la batterie et en apprenant la clarinette. Il fait partie de l’orchestre symphonique du conservatoire de Lille. Le chef demande un jour qui veut apprendre la contrebasse. Lucien lève la main. Il se lance donc dans l’apprentissage de ce nouvel instrument sur un vieil instrument fourni par ce chef. Il répète au grenier car sa mère ne veut ni voir ni entendre ce vieil instrument. Lorsqu’il est accepté au conservatoire, sa mère le laisse descendre du grenier et lui achète un nouvel instrument, de bonne qualité. A 17 ans, il obtient le prix du conservatoire de Lille et passe le concours du conservatoire de Paris où il est reçu du premier coup. Pour payer ses études, il continue à jouer de la batterie, le week-end. Il ne sortira que deuxième du conservatoire de Paris, mais il s’en moque, il a commencé à jouer de manière professionnelle dans un orchestre de tango. Vers 1932-1933, il fait la connaissance du batteur Georges Marion et du pianiste Bob Castella (futur accompagnateur de Montand). Il joue alors avec Alix Combelle, Christian Wagner, Emil Stern. En 1936, il remplace Vola dans le Quintette du Hot Club de France pour une session d’enregistrement (Oriental Shuffle, Are you in the mood etc.). En 1937, il part à la découverte des Etats-Unis avec Combelle. A son retour, il joue de nouveau avec Django pour une session en compagnie des américains Bill Coleman et Big Boy Goudie. A son retour, il rejoint l’orchestre de Serge Glyckson et fait la tournée des villes balnéaires durant l’été en 1938 et 1939. Il enregistre de nouveau en 1939 avec Frank Big Boy Goudie, Django, Ekyan.
Durant la guerre, il est prisonnier en Allemagne. Il reste dans un coin perdu de l’Allemagne durant 3 ans.

Lorsqu’il revient en France, il est un peu rouillé mais il est soutenu par Combelle qui l’engage pour jouer chez Jane Stick où il est entouré de Léo Chauliac, Armand Molinetti et Lucien Gallopain. Il reste avec Alix Combelle pendant un an et demi puis passe chez André Ekyan, avant de revenir de nouveau chez Combelle.

Django fait appel à lui en 1946 pour une session d’enregistrement avec un Quintette « moderne »: guitare, sax et piano, basse, batterie à la rythmique. Ce sera leur dernière collaboration. Simöens joue par la suite avec Jack Diéval, qui tenait le piano lors de cette session.

Simoëns est considéré l’un des meilleurs bassistes français avec Emmanuel Soudieux.

Peu de photos de Simoëns sont disponibles. On sait grâce à Boris Vian que c’est un « grand gaillard », peu bavard.

Petite curiosité: en 1945, Simoëns accompagne Yvonne Blanc avec Eugène Vées sur Blues Clair de Django.

Luciens Simoens  Red

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