Emmanuel Soudieux

Né à Liège en 1919, mort en 2006

Emmanuel Soudieux a commencé à travailler avec Django en 1938, avec le Quintette du Hot Club de France. Django fera ensuite appel à lui pour son nouveau Quintette avec clarinette, à partir de 1941. Django appréciait particulièrement le jeu de Soudieux et le complimentait même parfois (ce qui était rare de la part de Django, surtout envers un bassiste!). Soudieux a également participé aux enregistrements de Joseph Reinhardt de 1943. Après 1947, il ne joue plus avec Django. Il fait partie du groupe de Jack Diéval, il accompagne Yves Montand avec Rostaing et Crolla. Après la mort de Django, on peut le voir dans le film hommage à Django de Paul Paviot. Il accompagne le quartette d’Eugène Vées, comme sur le morceau Songe d’automne où on peut entendre un solo de basse à l’archet. Il arrête sa carrière professionnelle en 1958.

D’après Fred Sharp qui a rencontré en 1976 les “collègues” de Django, Emmanuel Soudieux est un type joyeux, bon vivant, le prototype du Français comme l’imagine les Américains. A cette époque, il possède un magasin de réparation de radio et télévision et ne joue presque plus de musique.

Django par Emmanuel Soudieux

  • Comme je disais de Django qu’il était la musique faite homme, j’avais une formule pour parler de Crolla. Je disais de lui qu’il était un saint-homme. Je l’ai vu donner son pardessus à un homme qui avait froid. A celui qui avait faim il offrait un repas.

 

  • Parfois il y avait de petites rivalités entre Django et Stéphane… pas tellement propos de l’argent mais parfois le nom de Stéphane était imprimé plus gros que celui de Django… des choses comme ca

 

  • On était sur la Tamise pres de Londres. Je dis a Django : Louons une barque. Il dit : Chiche, allons y! Un tromboniste anglais était avec nous, George Chisholm. Chisholm et Django jouaient pendant que je ramais. C’est un merveilleux souvenir, la musique était top, les gens souriaient.

 

  • On était tous en train de marcher le long d’une rue à Londres et en passant devant une fenêtre ouverte, on entend un bruit de couvert qui tombe. Ah! Quelle note c’est? Ca faisait partie du jeu perpétuel, de la compétition d’oreille entre Grappelli et Django.

 

  • Vous savez il était brillant. Pouvoir jouer avec lui mois après mois était fantastique! Il ne jouait jamais deux fois la même chose. Chaque jour c’était un enchantement. Il pouvait jouer des heures sans stopper et toujours en trouvant des nouvelles idées… chaque jour des nouvelles choses. Et maintenant, 40 ans après sa mort, sa musique sonne mieux que jamais. C’est le genre d’impression qu’il m’a laissé.

 

  • Il ne se vantait jamais. En fait, il y avait pas mal de choses qui l’effrayaient. Parfois il avait le trac, spécialement pour un public de gens importants. Néanmoins, un jour il m’a dit Avec ma guitare dans les mains, j’ai peur de personne, même pas du Président ou du Pape! Il était comme ca…

 

 

 

 

 

 

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